NICOLAS BOILEAU DESPREAUX

"Théoricien de l'esthétique classique et législateur du parnasse, Nicolas Boileau Despréaux (1636-1711) est surtout un esprit satirique"
Frédéric Fabre

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- BIOGRAPHIE DE BOILEAU

- CITATIONS DE BOILEAU

- CITATIONS DE BOILEAU

- LIENS EXTERNES

BIOGRAPHIE DE BOILEAU

«un laquais effronté m’apporte un rouge-bord d’un auvernat fumeux qui mêlé de lignage, se vendoit chez Crenet, pour vin de l’Ermitage».
Boileau dans sa satire III, «Le Festin Ridicule»

 

1636: Le 1er novembre, Nicolas Boileau dit Despréaux du nom d'une terre qui appartient à sa famille, naît dans l'enclos du Palais de Justice à Paris. Son père est greffier à la "Grand-Chambre". La plupart de ses parents sont des gens de justice. Il est le quinzième enfant des seize enfants de ses parents. Il devient orphelin de mère et il est élevé par son père seul.

1656: Après des études secondaires au collège d'Harcourt, puis au collège de Beauvais et à la faculté de droit, il est reçu comme avocat.

 1657: L'héritage de son père lui procure des rentes et lui permet de renoncer à cette profession. Avec son frère Gilles, son aîné de cinq ans, il fréquente les milieux littéraires. Il ébauche deux liaisons féminines avant de se tourner vers le clergé. Il ébauche la satire appelée "contre les moeurs de la Ville de Paris". Cette satire sera remaniée plusieurs fois jusqu'en 1701.  

1659: Gilles Boileau, son frère, est élu à l'Académie française à l'âge de 28 ans. Il est connu grâce à un pamphlet contre Ménage. Les deux frères Boileau fréquentent Jean Chapelain, Charles Cotin, Valentin Conrart, l'abbé d'Aubignac et Furetière à l'hôtel de Rambouillet. Humanistes et attachés au bon sens, les frères Boileau sont hostiles à la préciosité en vogue durant ce siècle et sont soucieux du purisme.

1661: La famille Boileau est au service de Colbert durant la disgrâce de Fouquet.

1663: Les frères Boileau ne sont pas sur la liste des gratifications royales dressées par Chapelain. Boileau l'attaque dans sa Satire VII avec grand succès. Les frères Boileau fréquentent les libertins du cabaret de la Croix Blanche dont La Fontaine et Molière. Il fait la connaissance de Racine dont il corrige la Thébaïde. Il publie les Stances sur l'Ecole des Femmes pour défendre la comédie et consacre sa Satire II à son ami Molière.

1664: Boileau compose la Satire IV, sur la folie universelle et la Satire V sur la Noblesse. Cette dernière est lue à Louis XIV qui l'apprécie. Pour finir de gagner les faveurs du souverain, il écrit un Discours au roi.

1665: Boileau est mêlé à une polémique contre Chapelain et Colbert. Les libertins de la Croix Blanche publient une parodie du Cid: "Le Chapelain décoiffé" puis "Le Colbert enragé". Gilles quitte le groupe et se fâche avec son frère. Furetière publie son roman bourgeois. Boileau fréquente l'hôtel de Nevers hostile à la politique du ministère. Il écrit les Embarras de Paris dans sa Satire VI et le Repas ridicule dans sa Satire III.   

1666: Il publie les Satires I à VII précédées du discours au roi. Boileau est accusé de menées subversives avec Racine.

1667: Boileau se lie d'amitié avec le premier Président du Parlement de Paris Lamoignon. Il pénètre de nouveaux cercles aristocratiques et noue des liens avec des jansénistes. Il écrit un discours moral dans sa satire VIII nommée "De l'Homme" et pour se défendre des accusations de subvertion, la Satire IX appelée "A Mon Esprit". Nicolas Boileau se réconcilie avec son frère Gilles.

1668: Il publie ses neuf premières satires précédés d'un Discours sur les Satires.

1669: Gilles Boileau meurt. Nicolas Boileau fréquente le salon de Madame de la Fayette et jouit de la protection de la Montespan ainsi que de sa sœur, Madame de Thiange. Pour soutenir Colbert dans ses efforts pour sauver la paix d'Aix la Chapelle, Boileau écrit l'Epître I au roi.  Madame de Thiange présente l'œuvre au souverain qui l'apprécie.

Racine, Boileau, La Fontaine et la Champmeslé mènent ensemble une vie de libertins.

1671: A la faculté de Médecine de Paris, un parti réactionnaire veut condamner tout enseignement non aristotélicien. Boileau le ridiculise en écrivant un Arrêt Burlesque, une sorte de parodie judiciaire.

1672: Pour fêter les victoires de la guerre de Hollande, Boileau écrit l'Epître IV au roi. Il est introduit chez le Grand Condé.

1673: Boileau fait des lectures du Lutrin une parodie de la tragédie et de l'épopée ainsi qu'une œuvre inspirée d'Horace, l'Art Poétique qui rencontre un véritable succès. Après la mort de Molière décédé le 17 février, il devient le nouveau théoricien de l'esthétique classique avec La Fontaine et Racine. Il reçoit le surnom de "législateur du Parnasse". La citation la plus célèbre de l'Art Poétique est dans le chant I: «vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage!».

1674: Boileau reçoit une pension du roi de 2000 livres. La volonté de Boileau d'établir des règles d'écriture rencontre celle de Louis XIV de tout normaliser. En un somptueux in quarto, il publie ses œuvres complètes complétées d'une Epître V à Guilleragues sur le Bonheur et d'une traduction du Traité du Sublime attribué à Longin.

1675: Il écrit l'Epître IX contre la flatterie dédiée au Marquis de Seignelay, fils de Colbert.

1677: Boileau soutient Racine contre la cabale de la duchesse de Bouillon et de son frère, le du Duc de Nevers, durant l'affaire de Phèdre. Il est reproché aux deux amis un sonnet qui aurait pour but de déshonorer leurs adversaires. Mais Condé, La Rochefoucauld, Madame de Montespan et Colbert les protègent. Boileau écrit une Epître VII à la gloire de Racine. Pour éviter les coups de bâton promis par le Duc de Nevers, il doit se retirer à Haute Isle près de la Roche Guyon. Il y écrit une Epître VI dédiée au Président de Lamoignon.

En octobre, Racine et Boileau sont nommés historiographe du Roi, grâce à l'insistance de Madame de Montespan et de sa sœur. Ils reçoivent chacun une somme de 6000 livres par ordonnance royale mais ils doivent se consacrer au service du roi.

1678: Racine et Boileau rédigent un bref journal de route de Louis XIV à Gand. Boileau remercie le roi en lui dédiant l'Epître VIII.

1683: Il édite en deux tomes ses oeuvres diverses: neuf satires, neuf épîtres, le Lutrin en édition définitive et l'Art Poétique.

1684: Boileau est élu à l'Académie Française au fauteuil 1 sous la pression de Louis XIV. La Fontaine avait été précédemment élu au fauteuil de Colbert, à la place de Boileau qui avait beaucoup d'adversaires au sein de l'Académie. Pour manifester son mécontentement, Louis XIV avait retardé l'acceptation du célèbre auteur des fables jusqu'à la vacance suivante.  Dès que le premier siège se libère soit celui de Claude Bazin de Besons, Boileau est élu à l'unanimité. Boileau entre en juin et La Fontaine en mai.

1685: Il achète une maison de campagne au 26 rue des Garennes à Auteuil à l'actuel hameau Boileau au 38 rue Boileau du seizième arrondissement de Paris, et s'y rend de plus en plus. Il entre à l'Académie des Inscriptions et belles lettres. Il s'acquitte du relevé des inscriptions à la gloire du roi.  Il est soutenu par Madame de Maintenon, le prince de Conti, Daguesseau, Bossuet, Lamoignon, les jésuites et les jansénistes.

1686: Racine et Boileau rédigent les inscriptions qui figurent au bas des tableaux de Charles le Brun sous la voûte de la galerie des glaces à Versailles.

1687: Le 27 janvier, Boileau proteste à l'Académie Française contre le poème de Charles Perrault, le Siècle de Louis le Grand qui met ses contemporains au dessus des anciens. Il lance ainsi la querelle des anciens et des modernes.

1690: Sourd et impotent, Boileau ne se rend plus à la Cour. Il s'enferme dans la solitude et ne reçoit à Auteuil, que ses vrais amis.

1692: Par brevet, la pension d'historiographe du roi donnée à Boileau est ramenée à 2 000 livres. Il est en revanche dispensé de suivre le souverain en campagne puisqu'il est presque impotent. Racine suit seul le roi  en guerre. Sa pension est de 4000 livres.

Dans "parallèles des Anciens et des Modernes en ce qui regarde les arts et la Science", Charles Perrault  encense deux adversaires de Boileau, Chapelain et Cotin. Il met Quinault bien au-dessus de Racine et Lebrun bien au-dessus de Raphael!

1693: Boileau écrit, en imitant le procédé de Pindare, une Ode au Roi sur la prise de Namur. Dans un avis au lecteur, il réplique violemment à Perrault. Les injures contre les Modernes, pleuvent.

1694: Boileau publie sa Satire contre les Femmes pour les ridiculiser. Charles Perrault répond la même année par une "Apologie des Femmes" et s'attire ainsi la faveur des femmes dans le camp des Modernes. Boileau publie alors "Réflexions critiques sur quelques passages du rhéteur Longin" où il écrit:

"L'antiquité d'un écrivain n'est pas un titre certain de son mérite; mais l'antique et constante admiration qu'on a toujours eue pour ses ouvrages, est une preuve sûre et infaillible qu'on les doit admirer".

Racine et Antoine Arnaud obtiennent de Boileau la lettre écrite à Charles Perrault dans laquelle il reconnaît que les modernes devaient la plupart de leurs qualités à l'imitation des anciens et admet à la supériorité du Siècle de Louis le Grand sur celui d'Auguste, non seulement dans les sciences et les arts mais dans certains cas, en lettres.

1695: Boileau compose la dixième épître appelée "A mes vers" pour répondre aux détracteurs de sa Satire contre les Femmes.

1696: Boileau écrit la onzième épître nommée "A mon jardinier".

1697: Boileau soutient en justice son appartenance à la noblesse. Il gagne son procès grâce à ses relations.

1698: Il publie une épître consacrée à l'Amour de Dieu pour traiter du différend entre les jésuites et les jansénistes. Cette épître est très bien accueillie par Madame de Maintenon, le Père la Chaise confesseur du roi, Bossuet et le cardinal de Noailles.

Un avocat lyonnais, Brossette correspond avec Boileau pour préparer une édition définitive de ses œuvres. Ils deviennent amis.

1699: Après la mort de Racine le 21 avril, Boileau continue à fréquenter sa famille et à la protéger.

1700: Grâce à une promesse faite à Racine et à Antoine Arnaud tous deux décédés, Boileau met définitivement fin à la querelle des anciens et des modernes. 

1701: Boileau publie ses œuvres diverses. Cette édition appelée "Edition favorite" est reprise par les éditions modernes.

1702: Dans le journal des jésuites Le Trévoux, un  article attaque cette édition. Boileau ne répond pas.

1703: Boileau compose sa Satire XII sur L'équivoque pour défendre son attitude religieuse d'inspiration janséniste. Les jésuites réussissent à l'empêcher de la publier jusqu'à sa mort. Boileau est de plus en plus malade.

1711: Le 13 mars, Boileau meurt d'une pleurésie à Paris.

1713: Ses exécuteurs testamentaires publient les Œuvres complètes de Boileau.

1716: Son ami Brossette publie les Œuvres complètes de Boileau avec des commentaires.

CITATIONS DE BOILEAU

«Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.»

«Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.»

«Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.»

«Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?»
Extrait des Satires

«Le vice, toujours sombre, aime l'obscurité.»
Epitre VIII

«Soyez plutôt maçon si c'est votre talent.»

«L'esprit lasse aisément, si le coeur n'est sincère.»

«Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.»
 L’art poétique

«Ami de la vertu plutôt que vertueux.»
Extrait des Epîtres

«Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.»
Extrait d’Art poétique

«Le temps respecte peu ce qu'on fait sans lui.»

«Le pénible fardeau de n'avoir rien à faire.»
Extrait des Epîtres

«Chaque vers, chaque mot court à l’évènement.»
Art poétique

«L’ambition, l’avarice, l’amour, la haine Tiennent comme un forçat son esprit à la chaîne.»
Satire

«Le mal qu'on dit d'autrui ne produit que du mal.»
Satire VII

«Soyez simple avec art.»
L'art poétique

«L’ignorance vaut mieux qu’un savoir affecté.»
Extrait des Epîtres

«Qui vit content de rien possède toutes choses.»

«Jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.»

«Qui vit content de rien possède toute chose.»
 Extrait des Epîtres

«Chaque passion parle un différent langage.»
 Art poétique

«Pour chanter un Auguste, il faut être un Virgile...»

«Un coeur noble est content de ce qu'il trouve en lui, Et ne s'applaudit point des qualités d'autrui.»
Extrait des Epîtres

«Dans ses prétentions une femme est sans borne.»
Satire X

«L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.»
L'art poétique

«Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.»

«Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.»

«Le plus sage est celui qui ne pense point l'être.»

«La nature, fertile en esprits excellents, Sait entre les auteurs partager les talents.»
Art poétique

«Prenez garde que l’avarice gagne peu et qu’elle se déshonore beaucoup.»

«Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.»

«On est savant quand on boit bien ; Qui ne sait boire ne sait rien.»
Extrait des Poésies diverses

«Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue.»
L’art poétique

«La preuve qu'il ne fut jamais mon médecin, c'est que je suis encore en vie.»

«L'ignorance toujours est prête à s'admirer.»
L'Art poétique

«Souvent trop d'abondance appauvrit la matière.»
L'art poétique

«Une pensée neuve : c'est au contraire une pensée qui a dû venir à tout le monde, et que quelqu'un s'avise le premier d'exprimer.»

«Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est aimable.»
Extrait des Epîtres

«Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.»
Extrait des Satires

«Dans l'art dangereux de rimer et d'écrire, Il n'est pas de degré du médiocre au pire.»
Extrait des Satires

«Mais moi, vivre à Paris ! Eh ! Qu'y voudrais-je faire, je ne sais ni tromper, ni feindre, ni mentir ; et, quand je le pourrais, je n'y puis consentir.»
Extrait des Satires

«Le moment où je parle est déjà loin de moi.»

«La rime est une esclave et ne doit qu'obéir.»

«Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs.

«Ainsi qu'en sots auteurs, notre siècle est fertile en sots admirateurs.»

«Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.»

«L'honneur est comme une île escarpée et sans bord : on n'y peut rentrer dès que l'on est en dehors.»

«Le chagrin monte en croupe, et galope avec lui.»
Extrait des Epîtres

«Prenez garde que l'avarice gagne peu et qu'elle se déshonore beaucoup.»

«Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.»

«Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.»

«L'or, même à la laideur, donne un teint de beauté.»

«Faites-vous des amis prompts à vous censurer.»

«Tout protestant fut pape, une Bible à la main.»

«Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire.»

CITATIONS DE BOILEAU

«Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.»

«Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.»

«Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.»

«Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?»
Extrait des Satires

«Le vice, toujours sombre, aime l'obscurité.»
Epitre VIII

«Soyez plutôt maçon si c'est votre talent.»

«L'esprit lasse aisément, si le coeur n'est sincère.»

«Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.»
 L’art poétique

«Ami de la vertu plutôt que vertueux.»
Extrait des Epîtres

«Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.»
Extrait d’Art poétique

«Le temps respecte peu ce qu'on fait sans lui.»

«Le pénible fardeau de n'avoir rien à faire.»
Extrait des Epîtres

«Chaque vers, chaque mot court à l’évènement.»
Art poétique

«L’ambition, l’avarice, l’amour, la haine Tiennent comme un forçat son esprit à la chaîne.»
Satire

«Le mal qu'on dit d'autrui ne produit que du mal.»
Satire VII

«Soyez simple avec art.»
L'art poétique

«L’ignorance vaut mieux qu’un savoir affecté.»
Extrait des Epîtres

«Qui vit content de rien possède toutes choses.»

«Jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.»

«Qui vit content de rien possède toute chose.»
 Extrait des Epîtres

«Chaque passion parle un différent langage.»
 Art poétique

«Pour chanter un Auguste, il faut être un Virgile...»

«Un coeur noble est content de ce qu'il trouve en lui, Et ne s'applaudit point des qualités d'autrui.»
Extrait des Epîtres

«Dans ses prétentions une femme est sans borne.»
Satire X

«L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.»
L'art poétique

«Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.»

«Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.»

«Le plus sage est celui qui ne pense point l'être.»

«La nature, fertile en esprits excellents, Sait entre les auteurs partager les talents.»
Art poétique

«Prenez garde que l’avarice gagne peu et qu’elle se déshonore beaucoup.»

«Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.»

«On est savant quand on boit bien ; Qui ne sait boire ne sait rien.»
Extrait des Poésies diverses

«Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue.»
L’art poétique

«La preuve qu'il ne fut jamais mon médecin, c'est que je suis encore en vie.»

«L'ignorance toujours est prête à s'admirer.»
L'Art poétique

«Souvent trop d'abondance appauvrit la matière.»
L'art poétique

«Une pensée neuve : c'est au contraire une pensée qui a dû venir à tout le monde, et que quelqu'un s'avise le premier d'exprimer.»

«Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est aimable.»
Extrait des Epîtres

«Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.»
Extrait des Satires

«Dans l'art dangereux de rimer et d'écrire, Il n'est pas de degré du médiocre au pire.»
Extrait des Satires

«Mais moi, vivre à Paris ! Eh ! Qu'y voudrais-je faire, je ne sais ni tromper, ni feindre, ni mentir ; et, quand je le pourrais, je n'y puis consentir.»
Extrait des Satires

«Le moment où je parle est déjà loin de moi.»

«La rime est une esclave et ne doit qu'obéir.»

«Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs.

«Ainsi qu'en sots auteurs, notre siècle est fertile en sots admirateurs.»

«Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.»

«L'honneur est comme une île escarpée et sans bord : on n'y peut rentrer dès que l'on est en dehors.»

«Le chagrin monte en croupe, et galope avec lui.»
Extrait des Epîtres

«Prenez garde que l'avarice gagne peu et qu'elle se déshonore beaucoup.»

«Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.»

«Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.»

«L'or, même à la laideur, donne un teint de beauté.»

«Faites-vous des amis prompts à vous censurer.»

«Tout protestant fut pape, une Bible à la main.»

«Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire.»

LIENS EXTERNES

D'Autres Biographies de Nicolas BOILEAU

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