NICOLAS BOILEAU DESPREAUX
"Théoricien de l'esthétique classique et législateur du parnasse, Nicolas Boileau Despréaux (1636-1711) est surtout un esprit satirique"
Frédéric Fabre
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«un laquais effronté m’apporte un
rouge-bord d’un auvernat fumeux qui mêlé de lignage, se vendoit chez Crenet,
pour vin de l’Ermitage».
1656: Après des études secondaires au collège d'Harcourt,
puis au collège de Beauvais et à la faculté de droit, il est reçu comme avocat. 1657: L'héritage de son père lui procure des rentes et lui
permet de renoncer à cette profession. Avec son frère Gilles, son aîné de cinq
ans, il fréquente les milieux littéraires. Il ébauche deux liaisons féminines
avant de se tourner vers le clergé. Il ébauche la satire appelée "contre les moeurs de
la Ville de Paris". Cette satire sera remaniée plusieurs fois jusqu'en 1701.
1659: Gilles Boileau, son frère, est élu à l'Académie
française à l'âge de 28 ans. Il est connu grâce à un pamphlet contre Ménage. Les
deux frères Boileau fréquentent Jean Chapelain,
Charles Cotin, Valentin Conrart, l'abbé d'Aubignac et Furetière à l'hôtel de Rambouillet. Humanistes et attachés au bon sens, les frères
Boileau sont hostiles à la préciosité en vogue durant ce siècle et sont soucieux
du purisme. 1661: La famille Boileau est au service
de Colbert durant la disgrâce de Fouquet. 1663: Les frères Boileau ne sont pas
sur la liste des gratifications royales dressées par Chapelain. Boileau
l'attaque dans sa Satire VII avec grand succès. Les frères Boileau fréquentent
les libertins du cabaret de la Croix Blanche dont La Fontaine et
Molière. Il
fait la connaissance de
Racine dont il corrige la Thébaïde. Il publie les
Stances sur l'Ecole des Femmes pour défendre la comédie et consacre sa Satire II
à son ami Molière. 1664: Boileau compose la Satire IV, sur
la folie universelle et la Satire V sur la Noblesse. Cette dernière est lue à Louis XIV qui
l'apprécie. Pour finir de gagner les faveurs du souverain, il écrit un Discours
au roi. 1665: Boileau est mêlé à une polémique
contre Chapelain et Colbert. Les libertins de la Croix Blanche publient une
parodie du Cid: "Le Chapelain décoiffé" puis "Le Colbert enragé". Gilles quitte le
groupe et se fâche avec son frère. Furetière publie son roman bourgeois. Boileau
fréquente l'hôtel de Nevers hostile à la politique du ministère. Il écrit les
Embarras de Paris dans sa Satire VI et le Repas ridicule dans sa Satire III.
1666: Il publie les Satires I à VII
précédées du discours au roi. Boileau est accusé de menées subversives avec
Racine. 1667: Boileau se lie d'amitié avec le
premier Président du Parlement de Paris Lamoignon. Il pénètre de nouveaux cercles aristocratiques
et noue des liens avec des jansénistes. Il écrit un discours moral dans sa
satire VIII nommée "De l'Homme" et pour se défendre des accusations de
subvertion, la Satire IX appelée "A Mon
Esprit". Nicolas Boileau se réconcilie avec son frère Gilles. 1668: Il publie ses neuf premières
satires précédés d'un Discours sur les Satires. 1669: Gilles Boileau meurt. Nicolas
Boileau fréquente le salon de Madame de la Fayette et jouit de la protection de
la Montespan ainsi que de sa sœur, Madame de Thiange. Pour soutenir Colbert
dans ses efforts pour sauver la paix d'Aix la Chapelle, Boileau écrit l'Epître I
au roi. Madame de Thiange
Racine, Boileau, La Fontaine
et la Champmeslé mènent ensemble une vie de libertins. 1671: A la faculté de Médecine de
Paris, un parti réactionnaire veut condamner tout enseignement non
aristotélicien. Boileau le ridiculise en écrivant un Arrêt Burlesque, une sorte
de parodie judiciaire. 1672: Pour fêter les victoires de la
guerre de Hollande, Boileau écrit l'Epître IV au roi. Il est introduit chez le
Grand Condé. 1673: Boileau fait des lectures du
Lutrin une parodie de la tragédie et de l'épopée ainsi qu'une œuvre inspirée
d'Horace, l'Art Poétique qui rencontre un véritable succès. Après la mort de
Molière décédé le 17 février, il devient le nouveau théoricien de l'esthétique
classique avec La Fontaine et
Racine. Il reçoit le surnom de "législateur du
Parnasse". La citation la plus célèbre de l'Art
Poétique est dans le chant I:
«vingt fois sur le métier,
remettez votre ouvrage!».
1674: Boileau reçoit une pension du roi
de 2000 livres. La volonté de Boileau d'établir des règles d'écriture
rencontre celle de Louis XIV de tout normaliser. En un somptueux in quarto, il publie ses
œuvres complètes complétées d'une Epître V
à Guilleragues sur le Bonheur et d'une traduction du Traité du Sublime attribué à Longin. 1675: Il écrit l'Epître IX contre la flatterie dédiée au Marquis de Seignelay, fils de Colbert. 1677: Boileau soutient
Racine contre la
cabale de la duchesse de Bouillon et de son frère, le du Duc de Nevers, durant
l'affaire de Phèdre. Il est reproché aux deux amis un sonnet qui aurait pour but
de déshonorer leurs adversaires. Mais Condé, La Rochefoucauld, Madame de
Montespan et Colbert les protègent. Boileau écrit une Epître VII à la gloire de
Racine. Pour éviter les coups de bâton
promis par le Duc de Nevers, il doit se retirer à Haute Isle près
de la Roche Guyon. Il y écrit une Epître VI dédiée au Président de Lamoignon. En octobre,
Racine et Boileau sont
nommés historiographe du Roi, grâce à l'insistance de Madame
de Montespan et de sa sœur. Ils reçoivent chacun une somme de 6000 livres par
ordonnance royale mais ils doivent se consacrer au service du roi. 1678:
Racine et Boileau rédigent un
bref journal de route de Louis XIV à Gand. Boileau remercie le roi en lui
dédiant l'Epître VIII. 1683: Il édite en deux tomes ses
oeuvres diverses: neuf satires, neuf épîtres, le Lutrin en édition définitive et
l'Art Poétique. 1684: Boileau est élu à l'Académie
Française au fauteuil 1 sous la pression de Louis XIV. La Fontaine avait été
précédemment élu au fauteuil de Colbert, à la place de Boileau qui avait
beaucoup d'adversaires au sein de l'Académie. Pour manifester son
mécontentement, Louis XIV avait retardé l'acceptation du célèbre auteur des
fables jusqu'à la vacance suivante. Dès que le premier siège se libère
soit celui de Claude Bazin de Besons, Boileau est élu à l'unanimité. Boileau
entre en juin et La Fontaine en mai. 1685: Il achète une maison de campagne
au 26 rue des Garennes à Auteuil à l'actuel hameau Boileau au 38 rue Boileau du
seizième arrondissement de Paris, et s'y rend de plus en plus. Il entre à l'Académie des Inscriptions et
belles lettres. Il s'acquitte du relevé des inscriptions à la gloire du roi. Il est
soutenu par Madame de Maintenon, le prince de Conti, Daguesseau, Bossuet,
Lamoignon, les jésuites et les jansénistes. 1686:
Racine et Boi 1687: Le 27 janvier, Boileau proteste à
l'Académie Française contre le poème de
Charles Perrault, le Siècle de Louis le
Grand qui met ses contemporains au dessus
des anciens. Il lance ainsi la querelle des anciens et des modernes.
1690: Sourd et impotent, Boileau ne se
rend plus à la Cour. Il s'enferme dans la solitude et ne reçoit à Auteuil, que
ses vrais amis. 1692:
Par brevet, la pension d'historiographe du roi donnée à Boileau
est ramenée à 2 000 livres. Il est en revanche dispensé de suivre le souverain
en campagne puisqu'il est presque impotent.
Racine suit seul le roi en guerre. Sa
pension est de 4000 livres.
Dans "parallèles des Anciens et des Modernes en ce qui
regarde les arts et la Science",
Charles Perrault encense deux adversaires de
Boileau, Chapelain et Cotin. Il met Quinault bien
au-dessus de
Racine et Lebrun bien au-dessus de Raphael! 1693: Boileau écrit, en imitant le
procédé de Pindare, une Ode au Roi sur la prise de Namur. Dans un avis au
lecteur, il réplique violemment à Perrault. Les injures contre les Modernes, pleuvent. 1694: Boileau publie sa Satire contre
les Femmes pour les ridiculiser.
Charles Perrault répond la même année par une
"Apologie des Femmes" et s'attire ainsi la faveur des femmes dans le camp des
Modernes. Boileau publie alors "Réflexions critiques sur quelques passages du
rhéteur Longin" où il écrit: "L'antiquité d'un écrivain
n'est pas un titre certain de son mérite; mais l'antique et constante admiration
qu'on a toujours eue pour ses ouvrages, est une preuve sûre et infaillible qu'on
les doit admirer".
Racine et Antoine Arnaud obtiennent de
Boileau la lettre écrite à
Charles Perrault dans laquelle il reconnaît que
les modernes devaient la plupart de leurs qualités à l'imitation des anciens et
admet à la supériorité du Siècle de Louis le Grand sur celui d'Auguste, non
seulement dans les sciences et les arts mais dans certains cas, en lettres. 1695: Boileau compose la dixième épître
appelée "A mes vers" pour répondre aux détracteurs de sa Satire contre les
Femmes. 1696: Boileau écrit la onzième épître
nommée "A mon jardinier". 1697: Boileau soutient en justice son
appartenance à la noblesse. Il gagne son procès grâce à ses relations. 1698: Il publie une épître consacrée à
l'Amour de Dieu pour traiter du différend entre les jésuites et les jansénistes.
Cette épître est très bien accueillie par Madame de Maintenon, le Père la Chaise
confesseur du roi, Bossuet et le cardinal de Noailles. Un avocat lyonnais, Brossette
correspond avec Boileau pour préparer une édition définitive de ses œuvres. Ils
deviennent amis. 1699: Après la mort de
Racine le 21 avril, Boileau continue à
fréquenter sa famille et à la protéger. 1700: Grâce à une promesse faite à
Racine et à Antoine Arnaud tous deux
décédés, Boileau met définitivement fin à la
1701: Boileau publie ses œuvres
diverses. Cette édition appelée "Edition favorite" est reprise par les éditions
modernes. 1702: Dans le journal des jésuites Le
Trévoux, un article attaque cette édition. Boileau ne répond pas. 1703: Boileau compose sa Satire XII sur
L'équivoque pour défendre son attitude religieuse d'inspiration janséniste. Les jésuites réussissent à
l'empêcher de la publier jusqu'à sa mort. Boileau est de plus en plus malade. 1711: Le 13 mars, Boileau meurt d'une pleurésie
à Paris.
1713: Ses exécuteurs testamentaires
publient les Œuvres complètes de Boileau. 1716: Son ami Brossette publie les
Œuvres
complètes de Boileau avec des commentaires. «Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et
les mots pour le dire arrivent aisément.» «Hâtez-vous
lentement, et sans perdre courage «Le plus sot animal, à mon avis,
c'est l'homme.» «Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un
fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?» «Le vice, toujours sombre, aime l'obscurité.» «Soyez plutôt maçon si c'est votre talent.» «L'esprit lasse aisément, si le coeur n'est
sincère.» «Ami de la vertu plutôt que vertueux.» «Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.» «Le pénible fardeau de n'avoir rien à faire.» «Chaque vers, chaque mot court à l’évènement.» «L’ambition, l’avarice, l’amour, la haine Tiennent
comme un forçat son esprit à la chaîne.» «L’ignorance vaut mieux qu’un savoir affecté.» «Qui vit content de rien possède toute chose.» «Pour chanter un Auguste, il faut être un
Virgile...» «Un coeur noble est content de ce qu'il trouve en
lui, Et ne s'applaudit point des qualités d'autrui.» «Dans ses prétentions une femme est sans borne.» «L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.» «Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable.
Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.» «Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.» «Le plus sage est celui qui ne pense point l'être.» «La nature, fertile en esprits excellents, Sait
entre les auteurs partager les talents.» «Prenez garde que l’avarice gagne peu et qu’elle se
déshonore beaucoup.» «Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec
soi.» «On est savant quand on boit bien ; Qui ne sait
boire ne sait rien.» «La preuve qu'il ne fut jamais mon médecin, c'est
que je suis encore en vie.» «L'ignorance toujours est prête à s'admirer.» «Souvent trop d'abondance appauvrit la matière.» «Une pensée neuve : c'est au contraire une pensée
qui a dû venir à tout le monde, et que quelqu'un s'avise le premier d'exprimer.» «Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est
aimable.» «Mais moi, vivre à Paris ! Eh ! Qu'y voudrais-je
faire, je ne sais ni tromper, ni feindre, ni mentir ; et, quand je le pourrais,
je n'y puis consentir.» «Le moment où je parle est déjà loin de moi.» «La rime est une esclave et ne doit qu'obéir.» «Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses
moeurs. «Ainsi qu'en sots auteurs, notre
siècle est fertile en sots admirateurs.» «Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable. Le
vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.» «L'honneur est comme une île escarpée et sans bord :
on n'y peut rentrer dès que l'on est en dehors.» «Le chagrin monte en croupe, et galope avec lui.» «Prenez garde que l'avarice gagne
peu et qu'elle se déshonore beaucoup.» «Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec
soi.» «Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.» «L'or, même à la laideur, donne un
teint de beauté.» «Faites-vous des amis prompts à vous
censurer.» «Tout protestant fut pape, une Bible à la main.» «Souvent la peur d'un mal nous
conduit dans un pire.»
Boileau dans sa satire III, «Le Festin Ridicule»1636: Le 1er novembre, Nicolas Boileau dit Despréaux
du nom d'une terre qui appartient à sa famille, naît dans l'enclos du
Palais de Justice à Paris. Son père est greffier à la "Grand-Chambre". La
plupart de ses parents sont des gens de justice. Il est le quinzième enfant des
seize enfants de ses parents. Il devient orphelin de mère et il est élevé par
son père seul.
présente l'œuvre au souverain qui l'apprécie.
leau
rédigent les inscriptions qui figurent au bas des tableaux de Charles le Brun
sous la voûte de la galerie des glaces à Versailles.
querelle
des anciens et des modernes.
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.»
Extrait des Satires
Epitre VIII
«Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.»
L’art poétique
Extrait des Epîtres
Extrait d’Art poétique
«Le temps respecte peu ce qu'on fait sans lui.»
Extrait des Epîtres
Art poétique
Satire
«Le mal qu'on dit d'autrui ne produit que du mal.»
Satire VII
«Soyez simple avec art.»
L'art poétique
Extrait des Epîtres
«Qui vit content de rien possède toutes choses.»
«Jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.»
Extrait des Epîtres
«Chaque passion parle un différent langage.»
Art poétique
Extrait des Epîtres
Satire X
L'art poétique
Art poétique
Extrait des Poésies diverses
«Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue.»
L’art poétique
L'Art poétique
L'art poétique
Extrait des Epîtres
«Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin Est toujours, quoi
qu'il fasse, un méchant écrivain.»
Extrait des Satires
«Dans l'art dangereux de rimer et d'écrire, Il n'est pas de degré du
médiocre au pire.»
Extrait des Satires
Extrait des Satires
Extrait
des Epîtres
«Ce que l'on conçoit bien s'é
«Hâtez-vous
lentement, et sans perdre courage
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.»
«Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.»
«Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un
fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?»
Extrait des Satires
«Le vice, toujours sombre, aime l'obscurité.»
Epitre VIII
«Soyez plutôt maçon si c'est votre talent.»
«L'esprit lasse aisément, si le coeur n'est
sincère.»
«Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.»
L’art poétique
«Ami de la vertu plutôt que vertueux.»
Extrait des Epîtres
«Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.»
Extrait d’Art poétique
«Le temps respecte peu ce qu'on fait sans lui.»
«Le pénible fardeau de n'avoir rien à faire.»
Extrait des Epîtres
«Chaque vers, chaque mot court à l’évènement.»
Art poétique
«L’ambition, l’avarice, l’amour, la haine Tiennent
comme un forçat son esprit à la chaîne.»
Satire
«Le mal qu'on dit d'autrui ne produit que du mal.»
Satire VII
«Soyez simple avec art.»
L'art poétique
«L’ignorance vaut mieux qu’un savoir affecté.»
Extrait des Epîtres
«Qui vit content de rien possède toutes choses.»
«Jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.»
«Qui vit content de rien possède toute chose.»
Extrait des Epîtres
«Chaque passion parle un différent langage.»
Art poétique
«Pour chanter un Auguste, il faut être un Virgile...»
«Un coeur noble est content de ce qu'il trouve en
lui, Et ne s'applaudit point des qualités d'autrui.»
Extrait des Epîtres
«Dans ses prétentions une femme est sans borne.»
Satire X
«L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.»
L'art poétique
«Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.»
«Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.»
«Le plus sage est celui qui ne pense point l'être.»
«La nature, fertile en esprits excellents, Sait
entre les auteurs partager les talents.»
Art poétique
«Prenez garde que l’avarice gagne peu et qu’elle se déshonore beaucoup.»
«Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.»
«On est savant quand on boit bien ; Qui ne sait
boire ne sait rien.»
Extrait des Poésies diverses
«Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue.»
L’art poétique
«La preuve qu'il ne fut jamais mon médecin, c'est que je suis encore en vie.»
«L'ignorance toujours est prête à s'admirer.»
L'Art poétique
«Souvent trop d'abondance appauvrit la matière.»
L'art poétique
«Une pensée neuve : c'est au contraire une pensée qui a dû venir à tout le monde, et que quelqu'un s'avise le premier d'exprimer.»
«Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est
aimable.»
Extrait des Epîtres
«Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.»
Extrait des Satires
«Dans l'art dangereux de rimer et d'écrire, Il n'est pas de degré du médiocre au pire.»
Extrait des Satires
«Mais moi, vivre à Paris ! Eh ! Qu'y voudrais-je
faire, je ne sais ni tromper, ni feindre, ni mentir ; et, quand je le pourrais,
je n'y puis consentir.»
Extrait des Satires
«Le moment où je parle est déjà loin de moi.»
«La rime est une esclave et ne doit qu'obéir.»
«Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs.
«Ainsi qu'en sots auteurs, notre siècle est fertile en sots admirateurs.»
«Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.»
«L'honneur est comme une île escarpée et sans bord : on n'y peut rentrer dès que l'on est en dehors.»
«Le chagrin monte en croupe, et galope avec lui.»
Extrait
des Epîtres
«Prenez garde que l'avarice gagne peu et qu'elle se déshonore beaucoup.»
«Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.»
«Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.»
«L'or, même à la laideur, donne un teint de beauté.»
«Faites-vous des amis prompts à vous censurer.»
«Tout protestant fut pape, une Bible à la main.»
«Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire.»
D'Autres Biographies de Nicolas BOILEAU
La Mairie du XVIe arrondissement qui a absorbé les communes de Passy et d'Auteuil: http://www.mairie16.paris.fr
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